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L'histoire du shiatsu

Cet art de bien être et de prévention de santé japonais a été élaboré selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise et est pratiqué au Japon depuis des siècles.

 

Dès l’antiquité, le massage thérapeutique fut enseigné dans les premières écoles philosophiques taoïstes. Des méthodes d’utilisation des mains pour soulager la souffrance ont été répertoriées dès le 6ème siècle avant JC.

On peut également ajouter que des traces de pratiques énergétiques telles que l’acupuncture et la moxibustion ont été relevées dès l’âge de bronze avec utilisation de pointes de pierre et d’aiguilles d’os ou de bambou.

Pour les chinois, l’utilisation de la massothérapie, l’acupuncture et la pharmacopée naturelle étaient déjà pratiques quotidiennes avant le 6ème siècle avant JC. Des spécialistes de la maladie avaient défini sur le corps humain des courants d’énergie parsemés de points précis qui permettaient d’établir sur l’organisme un bon état d’équilibre.

Petit à petit, par l’étude des concordances entre l’univers, les éléments de la nature et l’homme se sont construites les théories fondamentales de la médecine chinoise. On considérait déjà au début de notre ère que le massage énergétique, en stimulant la circulation de l’énergie vitale, agissait sur les tissus, les organes et sur la prévention des maladies.

C’est à la fin du 5ème siècle que les techniques de soin arrivèrent de la Chine au Japon, notamment l’acupuncture et le do in, un auto massage par pressions exercées sur les points d’acupuncture qui améliore la circulation énergétique dans le corps.

Ces pratiques connurent un fort développement au Japon et permirent l’élaboration d’une autre technique : l’amma un massage qui consiste en rotations sur les points et en techniques de pétrissage.
Ce massage a été pratiqué pendant des siècles au Japon à des fins thérapeutiques, et les érudits, médecins ou moines qui étudiaient et soignaient la population ont fait évoluer les connaissances.

Selon Shizuto Masunaga (maître japonais) dans son livre « Origine du Shiatsu », le terme de shiatsu semble avoir été employé pour la première fois en 1925 dans un ouvrage sur des thérapies connues au Japon pour leur efficacité.

Dès les années 1920 des thérapies appelées « shiatsu » apparaissent en réunissant différentes influences ; 2 idéogrammes qui signifient respectivement doigts (shi) et pression (atsu), shi-atsu signifie donc littéralement pression des doigts. Ces thérapies reprennent la théorie des points d’acupuncture et de la circulation de l’énergie à l’intérieur des méridiens, les pratiques traditionnelles du do in et du massage amma et certaines techniques occidentales modernes venant des Etats-Unis (comme la chiropraxie et l’ostéopathie). Ces influences occidentales étant sans doute apparues 100 ans auparavant lorsque le Japon ouvrit ses portes à l’occident.

Néanmoins les japonais ont toujours eu l’habitude de faire appel à la médecine traditionnelle et en particulier pour soigner les maux bénins, à l’acupuncture, la moxibustion et le shiatsu. En tant que tradition populaire, le shiatsu se pratique en famille de façon courante, mais il fait aussi partie du cadre officiel et le Ministère Japonais de la Santé l’a reconnu en 1955 en tant qu’auxiliaire médical, avec deux autres formes de thérapie par manipulation qui sont l’amma et le massage occidental (appelé aussi massage californien).
On ne peut cependant décrire une seule technique de shiatsu car il y a une grande variété de méthodes et d’écoles, chaque école et même chaque praticien possède ses propres techniques.

En 1997 le Parlement Européen a voté une résolution concernant des techniques de soin. Le shiatsu fait aujourd’hui partie des 8 médecines dites « non conventionnelles » retenues par le parlement Européen, en raison du fait que ce sont les techniques les plus couramment utilisées et codifiées.